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Les personnes souffrant d’épilepsie photosensible sont jusqu’à 14 % plus susceptibles d’avoir des crises provoquées par la lumière ou les motifs. Dans certains cas d’épilepsie, la couleur est un facteur important. Les différences individuelles par rapport aux effets de la lumière colorée peuvent faire en sorte que certains patients bénéficient de l’utilisation de filtres spectraux, lesquels pourraient aggraver la sensibilité chez d’autres patients. [1]

 

De nombreux facteurs peuvent entraîner des crises d’épilepsie photosensible. Ils peuvent provenir de sources créées par l’humain, comme le scintillement de l’éclairage fluorescent, des phares de voiture, des téléviseurs et des pales de ventilateur. De plus, ils peuvent provenir de sources naturelles, comme le scintillement de la lumière du soleil reflétée sur des vagues ou interrompue lorsqu’une personne se déplace entre des rangées d’arbres ou devant des rambardes. [2]

Le stress visuel rassemble des caractéristiques communes entre 1) la sensibilité aux déformations perceptives et l’asthénopie (fatigue oculaire), 2) la photophobie accompagnant des migraines et 3) la sensibilité à la lumière présente dans les cas d’épilepsie photosensible. Une étude a montré que les déformations perceptives sont une manifestation de l’hyperexcitabilité des cellules du système visuel, locale dans le cas de la photophobie et plus étendue dans le cas de l’épilepsie photosensible.[1] Cette étude concluait que :

  • La proportion de patients souffrant d’épilepsie photosensible qui signalaient des effets bénéfiques aux filtres et lumières de couleurs est plus grande que celle de la population générale. 

  • Des verres filtrants colorés peuvent soulager les crises chez certains patients souffrant d’épilepsie photosensible. Ils peuvent également offrir un soulagement dans les cas où un traitement antiépileptique n’est pas recommandé ou suffisant.  

  • Les verres colorés peuvent offrir d’autres effets bénéfiques, comme la réduction des symptômes d’inconfort, de manière suffisante pour que les patients portent leurs verres, malgré qu’ils n’empêchent pas les crises d’épilepsie.

 

Dans son livre, intitulé Visual Stress, [4] Arnold Wilkins présente la première théorie générale et unifiée quant à l’inconfort visuel. Il a découvert que certaines personnes trouvent certains stimuli visuels inconfortables et que ces stimuli peuvent provoquer des crises chez les patients souffrant d’épilepsie photosensible. Ses travaux donnent un aperçu des déclencheurs visuels inhérents aux conceptions architecturales, à la lecture, à l’éclairage, aux téléviseurs et aux écrans d’ordinateur. Il détaille également une variété de techniques visant à prévenir et à traiter l’inconfort visuel, allant de la chromothérapie à l’utilisation de lunettes ayant des verres teintés de précision. 

Épilepsie
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